Votre lecteur n'arrive plus à lire l'étiquette. Encore. Voici comment la réparer, et comment faire pour que ça ne recommence pas.
Vous pointez le téléphone sur le QR code collé sur une machine. Rien. Vous inclinez l'appareil, vous vous rapprochez, vous plissez les yeux : l'étiquette a l'air... un peu baveuse. Vous réessayez. Cinq fois. Vous finissez par renoncer et taper le numéro d'inventaire à la main.
Deux minutes perdues. Sur un seul équipement.
Maintenant multipliez par les 50 équipements d'une journée d'inventaire. Ou par les 15 articles que votre magasinier scanne chaque heure au comptoir de prêt. Ce « petit souci d'étiquette » mange des heures utiles chaque semaine, et il injecte au passage des erreurs de saisie qui pourrissent vos données en silence.
Une étiquette floue, pâle ou abîmée, ce n'est pas un désagrément. C'est une panne dans votre processus de suivi. Et le plus rageant, c'est que presque tout est évitable.
Réglons ça.
Outil de récupération de QR codes et codes-barres
Importez une photo de l'étiquette qui ne scanne plus.
Rien de décodé pour le moment.
Ce qu'un code illisible coûte vraiment
On a toujours envie de hausser les épaules devant un mauvais scan. « Tape-le à la main, voilà tout. » Sauf que voici ce qui se passe réellement quand les étiquettes commencent à lâcher un peu partout.
Le temps perdu s'accumule vite. Si seulement 10 % de vos étiquettes se lisent mal, et que chaque scan raté coûte 2 minutes de recherche et de saisie manuelle, une équipe qui scanne 200 articles par jour perd plus de 3 heures par semaine. Soit plus de 150 heures par an. À taper.
La saisie manuelle produit des erreurs. On intervertit des chiffres. On lit un O pour un zéro. On saute un champ. Un chiffre faux, et l'historique de maintenance part sur le mauvais chariot élévateur, ou c'est la mauvaise pièce qui est expédiée. Bon courage pour repérer ça au prochain inventaire physique.
Une étiquette illisible fabrique un équipement invisible. Si personne ne peut le scanner, personne ne met sa fiche à jour. Avec le temps, ces équipements sortent doucement du radar et deviennent des immobilisations fantômes : présentes sur le papier, introuvables sur le terrain, impossibles à vérifier.
Un responsable d'exploitation m'a raconté avoir découvert 43 équipements « disparus » pendant un inventaire. Résultat des courses : 28 d'entre eux étaient exactement là où ils devaient être. Leur étiquette était juste trop passée pour se lire, alors depuis des mois les équipes les sautaient.
Les cinq causes, dans l'ordre où je les rencontre
Avant de réparer, il faut savoir pourquoi ça casse. D'expérience, ça revient presque toujours à l'une de ces cinq choses.
Cause 1 : la résolution d'impression est trop basse
C'est la première raison pour laquelle une étiquette neuve refuse de scanner. Le réglage de résolution de l'imprimante est trop bas, et les minuscules modules d'un QR code, ou les fines barres d'un code-barres, sortent baveux.
Le découpage tient en quatre lignes :
- 150 dpi : tout juste acceptable pour de gros QR codes. Oubliez les petites étiquettes et les codes-barres 1D.
- 200 dpi : le minimum pour la plupart des usages codes-barres. Fonctionne pour des QR codes de 3 cm et plus.
- 300 dpi : le bon compromis. Codes nets et propres à toutes les tailles utiles. C'est ce que vous devez viser.
- 600 dpi : surdimensionné dans la plupart des cas, mais précieux pour les très petites étiquettes et les codes très denses.
Règle simple : pour des étiquettes QR de suivi de matériel, 300 dpi est le standard. Ne descendez pas plus bas sans une raison précise.
Cause 2 : le mauvais support pour l'environnement
Celle-là est sournoise. Vos étiquettes sont parfaites le premier jour. Trois mois plus tard, elles sont délavées, décollées, ou barbouillées au point d'être méconnaissables.
Le coupable ? Du papier dans un environnement qui détruit le papier.
| Environnement | Ce qui casse | Support recommandé |
|---|---|---|
| Extérieur, plein soleil | Décoloration UV, pluie | Polyester (PET) et pelliculage anti-UV |
| Entrepôt, atelier | Abrasion, poussière, projections chimiques | Polypropylène ou polyester |
| Chambre froide, congélateur | Colle qui lâche, condensation | Étiquettes spéciales grand froid |
| Équipements très chauds | Colle qui fond, impression qui passe | Plaques céramique ou métal |
| Bureau, intérieur | Usure minime | Papier standard ou papier synthétique |
| Véhicules, matériel mobile | Vibrations, intempéries, carburant | Polyester à colle forte et pelliculage |
L'erreur que je vois le plus souvent : une entreprise achète les étiquettes papier les moins chères du catalogue, les colle sur tout, puis s'étonne que la moitié des codes soient illisibles six mois plus tard. Le support doit correspondre à l'environnement. Point.
Cause 3 : contraste faible ou couleurs mal choisies
Un lecteur, qu'il s'agisse d'un appareil dédié ou d'un appareil photo de téléphone, lit un code en détectant le contraste entre zones sombres et zones claires. Baissez ce contraste, vous baissez la lisibilité.
Les erreurs classiques :
- imprimer un code gris foncé sur un fond gris clair (impeccable à l'œil, catastrophique pour le lecteur) ;
- utiliser des QR codes colorés, bleus, rouges, verts, qui se lisent moins bien que le noir ;
- imprimer sur une surface sombre ou transparente sans fond blanc ;
- laisser un logo ou une image déborder sur la zone de silence du code.
La zone de silence compte. Tout code-barres et tout QR code a besoin d'une marge vide autour de lui, typiquement quatre modules de large pour un QR code. Imprimez le code au ras du bord de l'étiquette, ou collez-le contre du texte, et les lecteurs vont peiner.
Bonne pratique : code noir sur fond blanc. Toujours. C'est ennuyeux, et ça marche à chaque fois.
Cause 4 : l'usure et les chocs
Les étiquettes vivent dans le monde réel. Elles se font rayer par l'outillage, frotter par les mains, cuire aux UV, asperger de produits, et recouvrir de poussière et de cambouis. Même le meilleur support a une durée de vie.
Ce qui les tue le plus vite :
- l'abrasion, sur du matériel qu'on manipule, qu'on empile, qu'on range contre des surfaces rugueuses ;
- les UV, qui décolorent l'encre et jaunissent la colle en quelques semaines ;
- le contact chimique : solvants, huiles et produits d'entretien dissolvent certaines encres ;
- les cycles de température : le chaud et le froid à répétition font craqueler et décoller les supports.
Combien de temps tient une étiquette ?
- papier nu : 3 à 6 mois en conditions douces, quelques semaines dehors ;
- papier pelliculé : 6 à 12 mois ;
- polyester et supports synthétiques : 2 à 5 ans ;
- plaques métal ou céramique : plus de 10 ans.
Si vos étiquettes lâchent plus vite que prévu, c'est un mauvais appariement support-environnement. Pas la faute à pas de chance.
Cause 5 : le code est trop petit
Un QR code net et propre à l'écran devient une tache illisible une fois imprimé en 1 cm sur 1 cm. Les modules individuels, ces petits carrés, deviennent si petits que les limites de l'imprimante, la résolution du capteur et le moindre dégât se liguent contre vous.
Tailles minimales recommandées pour un scan au téléphone :
| Type de code | Taille minimale | Distance de scan confortable |
|---|---|---|
| QR code | 2 cm sur 2 cm | 15 à 20 cm |
| QR code très dense | 3 cm sur 3 cm | 20 à 30 cm |
| Code-barres 1D (Code 128) | 3 cm de large, 1 cm de haut | 10 à 20 cm |
| Code-barres 1D (EAN/UPC) | 3,7 cm de large, 2,5 cm de haut | 10 à 25 cm |
Astuce : si votre équipe scanne à plus d'une longueur de bras, sur des étiquettes en haut de rayonnage ou sur une grosse machine, il vous faut des codes plus gros. Distance doublée, taille doublée.
Besoin de codes pour tester ces tailles sur le vrai support ? Le générateur Code 128 en sort un à n'importe quelle échelle, et le générateur de codes-barres en masse remplit une planche Avery entière que vous pourrez mesurer sur votre papier d'étiquette réel.
Ce que vous pouvez faire dès aujourd'hui
Vos étiquettes sont déjà posées et certaines ne scannent plus. Voici quoi faire, en commençant par le plus simple.
1. Nettoyez l'étiquette
Je sais. Évident. Mais vous seriez surpris du nombre de fois où un coup de chiffon humide règle l'affaire. Poussière, graisse et traces de doigts sont la première cause des codes « soudainement » illisibles. Surtout en entrepôt, en atelier et dehors.
2. Changez la lumière
Un reflet tue un scan. Sur une étiquette pelliculée brillante, un éclairage zénithal ou le soleil posent un reflet blanc en travers du code. Inclinez l'étiquette, changez l'angle du téléphone, ou faites de l'ombre avec la main. Simple et efficace.
3. Changez d'application de scan
Tous les lecteurs à caméra ne se valent pas. Certains encaissent bien mieux un faible contraste ou un dégât partiel que d'autres. Si l'appareil photo natif cale, essayez une vraie application de lecture de codes-barres : leur traitement d'image sur les codes abîmés est souvent nettement meilleur. Le scanner en ligne fait ça dans le navigateur, sans rien installer.
4. Réimprimez et remplacez
Si le code est vraiment abîmé, effacé, déchiré, rayé de part en part, aucun nettoyage ni aucun angle ne le sauvera. C'est l'heure de réimprimer.
Avec une plateforme comme UNIO24, vous régénérez le QR code d'un équipement en quelques secondes et vous imprimez une étiquette neuve. Ce qui compte, c'est que le remplacement soit rapide et indolore, pour que les gens le fassent vraiment au lieu de simplement sauter l'équipement.
5. Imprimez toujours l'identifiant en clair
C'est votre filet de sécurité. Chaque étiquette doit porter le numéro d'inventaire ou le numéro de série en texte lisible, sous le code ou à côté. Si le code lâche, l'équipe retrouve quand même la fiche à la main, sans deviner.
Ce n'est pas une réparation du code. C'est une réparation du processus. Et ça devrait être standard sur toutes les étiquettes que vous imprimez.
Imprimer des étiquettes qui tiennent vraiment
Si vous montez un parc d'étiquettes pour la première fois, ou que vous remplacez un lot raté, voici comment le faire correctement du premier coup.
Choisir l'imprimante
- Le transfert thermique pour tout ce qui doit durer : l'impression par ruban encaisse les rayures, l'humidité et les UV bien mieux que les autres procédés.
- Le thermique direct uniquement pour de l'éphémère en intérieur : le revêtement qui imprime le code continue de réagir à la chaleur et à la lumière ensuite, et le code passe en quelques semaines dehors ou près d'une source chaude.
- L'imprimante laser de bureau reste une option acceptable en petit volume, à condition d'imprimer sur des planches d'étiquettes polyester plutôt que sur du papier ordinaire.
Choisir quelle imprimante acheter est une autre question que réparer une étiquette déjà morte ; le comparatif complet, avec modèles et prix réels, se trouve dans comment choisir une imprimante pour étiquettes QR et codes-barres.
Régler l'impression
- Résolution : 300 dpi ou plus. Vérifiez le réglage d'usine ; certaines imprimantes sortent du carton à 200 dpi.
- Vitesse d'impression (thermique) : plus lent, plus net. Si les codes sortent baveux, baissez la vitesse de 20 à 30 %.
- Noircissement, ou température de tête (thermique) : trop clair, le code est pâle ; trop foncé, l'encre bave. Testez quelques étiquettes et ajustez.
- Mise à l'échelle : imprimez à exactement 100 %. Ne laissez jamais votre logiciel « ajuster à la page » ou redimensionner le code.
Choisir le niveau de correction d'erreur
Un QR code embarque quatre niveaux de correction d'erreur, qui le gardent lisible même partiellement détruit :
| Niveau | Tolérance aux dégâts | Surcoût de données | Quand l'utiliser |
|---|---|---|---|
| L (faible) | ~7 % | Code le plus petit | Environnements propres et protégés |
| M (moyen) | ~15 % | Modéré | Usage bureau courant (défaut de la plupart des générateurs) |
| Q (quartile) | ~25 % | Code plus gros | Entrepôts, usines |
| H (élevé) | ~30 % | Code le plus gros | Extérieur, milieux agressifs, codes avec logo |
Pour de l'étiquetage d'équipement : prenez Q ou H. Oui, le code sera un peu plus gros, mais il survivra bien mieux au monde réel. Le niveau L convient pour une URL de site sur une carte de visite. Pas pour une étiquette sur un chariot élévateur.
Empêcher le problème de revenir
Réparer après coup, c'est réagir. Voici comment prendre les devants.
Pelliculez tout ce qui sort du bureau
Un simple pelliculage ajoute des mois, parfois des années, à la vie d'une étiquette. Il protège des rayures, de l'humidité, des UV et des produits chimiques. Pour les équipements extérieurs ou industriels, regardez du côté des étiquettes à pelliculage intégré : c'est plus régulier qu'un film posé à la main.
Posez l'étiquette là où elle survivra
Évident ? On pourrait le croire. J'ai pourtant vu des étiquettes collées :
- sous des machines qu'on traîne sur du béton ;
- sur des surfaces courbes où l'étiquette gondole puis craque ;
- juste à côté d'une bouche d'évacuation d'air chaud ;
- sur les points de contact où deux pièces frottent l'une contre l'autre au stockage.
Le bon emplacement : surface plane, à l'abri de l'abrasion, visible sans déplacer l'équipement, loin des sources de chaleur. Et le même endroit sur tous les équipements d'un même type : la régularité accélère le scan plus qu'on ne le croit.
Contrôlez les étiquettes pendant l'inventaire
Pendant votre inventaire physique, demandez à l'équipe de signaler toute étiquette difficile à lire. Ne notez pas seulement « scanné ». Notez « scanné du premier coup ». Une étiquette qui demande trois essais aujourd'hui ne passera plus du tout le mois prochain.
Doublez en NFC les équipements critiques
Une puce NFC se moque des dégâts visuels. Elle traverse la saleté, la peinture, et même un capot métallique fin. Sur vos équipements les plus critiques ou les plus difficiles à étiqueter, coller une puce NFC à côté du QR code vous donne une roue de secours à toute épreuve. Notre comparatif QR code, NFC ou RFID détaille lequel convient à quel usage.
La check-list avant impression
Avant de lancer un lot, passez ces sept points :
- Résolution : l'imprimante est bien réglée à 300 dpi ou plus ?
- Support : le matériau correspond à l'environnement où l'étiquette va vivre ?
- Taille : le QR code fait au moins 2 cm sur 2 cm ? Plus, si on scanne de loin ?
- Contraste : noir sur blanc ? Pas de fond coloré ni de graphisme qui déborde ?
- Correction d'erreur : niveau Q ou H pour un usage industriel ?
- Identifiant en clair : le numéro d'inventaire est imprimé en texte à côté du code ?
- Test de scan : vous avez scanné une étiquette d'essai avant d'en lancer 500 ?
Sept oui, et vos étiquettes tiendront. Un seul point sauté, et vous vous fabriquez un problème pour plus tard.
QR code ou code-barres : lequel encaisse le mieux ?
Si vous êtes encore sur des codes-barres 1D classiques, ceux à barres verticales, une chose mérite d'être dite : ils sont fondamentalement plus fragiles que les QR codes.
Un code-barres 1D encode la donnée dans la largeur des barres. Une seule rayure horizontale en travers, et le code entier devient illisible. Il n'y a aucune correction d'erreur : ce que vous voyez est tout ce que vous avez.
Un QR code stocke la donnée dans une grille en deux dimensions et embarque une correction d'erreur. Même avec 30 % du code détruit en niveau H, un lecteur reconstruit la donnée complète. Il tient aussi plus d'information dans moins de place.
Pour de la gestion de parc matériel, le choix est net : le QR code est plus résistant, plus dense, et plus facile à lire au téléphone. Si vos équipements portent encore des codes 1D, envisagez la migration. Vos équipes vous diront merci.
Quand aucune étiquette imprimée ne tiendra
Il arrive qu'aucune étiquette imprimée ne survive aux conditions que subissent vos équipements. Dans ce cas, regardez au-delà du papier et du synthétique.
Les puces NFC sont complètement insensibles aux dégâts visuels : rayures, décoloration, saleté et UV ne les touchent pas, puisqu'elles se lisent par radiofréquence et non optiquement. Elles s'encapsulent dans un boîtier de protection, et se noient même directement dans la matière de l'équipement.
La gravure laser inscrit le code dans la matière elle-même, métal, plastique ou bois. Plus d'étiquette à décoller ni à voir pâlir. Idéal pour du matériel à plus de 10 ans de vie en milieu agressif. La contrepartie : il faut l'équipement de gravure, et modifier le code plus tard veut dire regraver.
L'approche mixte, QR et NFC sur la même étiquette. Le QR assure le scan visuel rapide en conditions normales. La puce NFC prend le relais quand le code est abîmé, sale, ou qu'il fait sombre. Ce doublage se répand nettement sur les équipements de valeur et les infrastructures critiques.
Questions fréquentes
Peut-on réparer un QR code abîmé ?
Pas l'image imprimée elle-même : aucun outil ne redonne de la netteté à un code flou ou rayé. La vraie réparation, c'est décoder puis régénérer : on lit ce qui reste dans l'impression, et on réimprime un code propre portant la même valeur. L'outil gratuit en haut de cette page fait exactement ça : il passe votre photo par plusieurs traitements de contraste et de seuillage, décode la valeur, et reconstruit un code prêt à imprimer. Les QR codes embarquent en plus une correction d'erreur qui récupère jusqu'à environ 30 % d'un code endommagé, si bien qu'un code éraflé ou déchiré se lit encore très souvent. Et comme le code ne porte qu'un identifiant ou une URL, réimprimer ne perd rien : la donnée vit dans votre système, pas dans l'encre.
Existe-t-il une application qui corrige un QR code flou ou en basse résolution ?
Aucune application ne transforme de façon fiable un code vraiment flou et pixélisé en code scannable : le détail n'est plus là, il n'y a rien à récupérer. Ce qui aide à la marge, c'est un traitement d'image plus agressif : l'outil de réparation de cette page applique un étirement de contraste, un seuillage et un agrandissement avant de décoder, et il lit des codes sur lesquels l'appareil photo d'un téléphone abandonne. Si ces passes échouent toutes, le code est perdu : réimprimez-le, plus grand et à une résolution supérieure.
Peut-on scanner un QR code depuis une photo floue ou une capture d'écran ?
Parfois. Chargez la photo ou la capture dans l'outil de réparation de cette page : il monte le contraste tout seul et décode si la résolution et la correction d'erreur le supportent. Recadrer l'image au plus près du code avant de la charger améliore encore vos chances. Mais une photo prise hors de la mise au point, ou de biais, ne décode généralement pas, exactement pour la raison qui a fait échouer votre lecteur sur l'étiquette : les modules bavent les uns dans les autres. Quand l'enjeu compte, retournez scanner le code physique sous une bonne lumière plutôt que de compter sur une photo.
Pourquoi le même QR code passe sur un téléphone et pas sur l'autre ?
La qualité de capteur et l'autofocus varient énormément d'un appareil à l'autre, et les applications de scan ne traitent pas une image faible avec la même agressivité. Un code posé juste à la limite du lisible, un peu trop petit, légèrement passé ou peu contrasté, passera sur un téléphone récent à autofocus rapide et échouera sur un modèle plus ancien ou plus bas de gamme. Prenez-le pour un avertissement, pas pour une bizarrerie : si un code ne se lit que sur le meilleur téléphone de la pièce, il est à une éraflure de ne plus se lire nulle part, et il vaut mieux le réimprimer plus grand avec une correction d'erreur supérieure.
Comment réparer un code-barres 1D qui ne scanne plus du tout ?
Commencez par les vérifications faciles : nettoyez l'étiquette, assurez-vous que la zone de silence, la marge vierge de part et d'autre des barres, n'est pas envahie par du texte, et essayez un lecteur laser, qui encaisse un code-barres 1D usé bien mieux qu'un appareil photo de téléphone. Le problème de fond, c'est que les codes-barres traditionnels n'ont aucune correction d'erreur : une seule rayure en travers des barres rend le code entier illisible, sans aucun moyen de le reconstruire. Si le nettoyage et un meilleur lecteur ne suffisent pas, réimprimez ; et si ces codes échouent souvent, envisagez de passer au QR code, nettement plus tolérant aux dégâts.
À quel moment faut-il arrêter de sauver une étiquette et la réimprimer ?
Prenez un seuil simple : si une étiquette échoue au premier essai pour deux personnes différentes, ou si elle ne se lit qu'en l'inclinant, en lui faisant de l'ombre ou en changeant d'application, arrêtez de la materner et réimprimez. Les minutes passées à ranimer une étiquette mourante à chaque scan coûtent bien plus cher sur une année qu'une étiquette neuve, et un code limite aujourd'hui sera mort dans un mois ou deux. Réimprimer est rapide et ne coûte presque rien : la cible, c'est une étiquette qui se lit du premier coup, à chaque fois.
Par où commencer cette semaine
L'essentiel des problèmes de scan tient à deux choses : comment l'étiquette a été imprimée et sur quoi elle a été imprimée. Réglez ces deux-là et vous éliminez la grande majorité des codes flous, pâles et illisibles avant même qu'ils ne deviennent un problème.
La version courte :
- imprimez à 300 dpi ou plus ;
- utilisez des QR codes plutôt que des codes 1D, en correction d'erreur Q ou H ;
- accordez le support à l'environnement ;
- imprimez toujours l'identifiant en clair en secours ;
- pelliculez tout ce qui ne vit pas dans un bureau climatisé ;
- contrôlez l'état des étiquettes pendant les inventaires, sans attendre la panne.
Commencez par un audit rapide : faites le tour de vos locaux et scannez 20 étiquettes au hasard. Combien passent du premier coup ? Si la réponse n'est pas « toutes », vous savez par où attaquer.
Pour monter un système d'étiquetage propre depuis zéro, le guide étiquetage QR code du matériel reprend le déroulé complet, de la première étiquette au premier scan.
Autres outils gratuits
Le même flux de travail, un code différent. Aucun d'entre eux ne demande d'inscription.
Générateur de QR code
Créez des QR codes pour des liens, du texte, un réseau Wi-Fi, un e-mail ou un numéro de téléphone. Personnalisez les couleurs, ajoutez un logo et téléchargez en PNG ou SVG, le tout dans votre navigateur.
Ouvrir le générateurGénérateur de QR code vCard
Un QR code qui ajoute un contact en un scan — nom, entreprise, téléphone, e-mail. Statique, sans expiration, sans compte, exporté en PNG ou SVG.
Ouvrir le générateurGénérateur de QR code en masse
Transformez une liste, un CSV ou une séquence numérotée en jusqu'à 500 QR codes à la fois, puis exportez-les en PNG, en ZIP ou sur une planche Avery prête à imprimer.
Ouvrir le générateurGénérateur de codes-barres en masse
Transformez une liste collée, un CSV ou une séquence numérotée en dizaines de codes-barres à la fois, en CODE128, EAN-13, UPC-A ou QR. Exportez en PNG, en ZIP ou sur une planche PDF Avery.
Ouvrir le générateurGénérateur de codes-barres Code 128 en masse
Le format alphanumérique qu'utilisent la plupart des étiquettes d'équipement. Collez une liste, importez un export de tableur, ou numérotez une séquence — jusqu'à 500 codes Code 128 en une fois.
Ouvrir le générateurGénérateur de codes-barres UPC
UPC-A et UPC-E pour les produits de vente au détail, plus EAN-13 et EAN-8 pour les marchés hors d'Amérique du Nord. Clés de contrôle calculées au fur et à mesure.
Ouvrir le générateurScanner de codes-barres et QR code
Relisez un code avec votre caméra ou depuis une photo. QR, EAN, UPC, Code 128 et Data Matrix, décodés dans votre navigateur.
Ouvrir le scannerGénérateur de codes-barres Code 39
Le format industriel historique qu'exigent encore de vieux parcs de lecteurs et des cahiers des charges militaires. Un code ou un lot de 500, validé au fur et à mesure.
Ouvrir le générateurGénérateur de codes-barres EAN-13
EAN-13 de vente au détail avec la clé de contrôle calculée pour vous — tapez 12 chiffres, obtenez-en 13. Codes uniques ou lot CSV, vérifiés avant l'affichage.
Ouvrir le générateurGénérateur de codes-barres GS1-128
Chaînes d'éléments en syntaxe (AI) avec FNC1 placé automatiquement — clés de contrôle GTIN et SSCC vérifiées, identifiants d'application validés.
Ouvrir le générateurGénérateur de Data Matrix
Data Matrix ECC-200 pour le marquage de pièces et les étiquettes trop petites pour le QR — le code carré qui tient là où le QR ne tient pas. Un code ou un lot de 500.
Ouvrir le générateurGénérateur de codes-barres PDF417
Le format empilé des documents d'expédition et des cartes d'embarquement. Codes uniques ou lot CSV, lisibles aussi bien par lecteur laser que par caméra.
Ouvrir le générateur



